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Le rendement européen du blé est attendu en légère hausse d’ici à 2035

D'ici à 2035 selon la Commission européenne, le rendement moyen européen du blé pourrait augmenter légèrement.

Dans des prévisions à l'horizon de 2035, la Commission européenne envisage un recul des surfaces européennes de blé : 23 millions d’hectares en 2035, contre 23,3 millions d’hectares sur la période de 2023 à 2025. Quant aux rendements, ils sont attendus en légère hausse.

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D’ici 2035, les rendements de l’orge et du maïs devraient « rester stables par rapport à ceux de 2023-2025 », soit respectivement 48,0 q/ha et 72,0 q/ha. C’est ce que prévoit la Commission européenne dans son rapport prospectif publié le mardi 16 décembre 2025. À l’inverse, les rendements du blé pourraient revenir aux niveaux plus élevés de 2013-2015, soit 56,0 q/ha, avec une croissance de 0,1 % par an.

Les surfaces consacrées au maïs et à l’orge pourraient rester relativement stables. Dans ce graphique, les noms de céréales sont inscrits en anglais. (Wheat = blé), (barley = orge), (maize = maïs) et (other cereals = céréales secondaires incluant le riz, le triticale, l'avoine et le sorgho). (©  Capture d'écran Commission européenne )

Des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents

Dans les années à venir, la Commission européenne envisage que des conséquences négatives sur les rendements puissent provenir :

Ces effets seraient néanmoins contrebalancés par des « innovations positives », l’amélioration variétale, et la réduction des écarts de rendements entre les pays de l’Est et de l’Ouest.

Les rendements céréaliers à l'horizon de 2035. Dans ce graphique, les noms de céréales sont inscrits en anglais : wheat = blé ; barley = orge ; maize = maïs. (©  Capture d'écran Commission européenne )

Une croissance limitée de la production céréalière globale

Dans ses prévisions, la Commission européenne envisage un recul des surfaces européennes de blé. L’institution table sur 23,0 millions d’hectares (Mha) en 2035, contre 23,3 millions d’hectares sur la période 2023-2025. Une dynamique similaire est attendue pour le seigle. Au contraire, les surfaces dédiées au maïs et à l’orge resteraient relativement stables. La sole consacrée à l’avoine augmenterait en raison d’une demande plus forte.

Finalement, la production céréalière globale de l’Union européenne devrait atteindre 267,7 millions de tonnes en 2035, soit 0,6 % de plus que la production moyenne annuelle de 2023-2025. La production européenne de blé serait relativement stable, à 128,0 millions de tonnes.

Les productions de maïs et d’orge resteraient stables, à respectivement 60,8 millions de tonnes et 49,2 millions de tonnes. La production d’avoine devrait être supérieure de 7,5 % aux niveaux de 2023-2025 en raison d’une demande « croissante ».

La production céréalière à l'horizon de 2035. Les rendements céréaliers à l'horizon de 2035. Les noms de céréales sont inscrits en anglais : wheat = blé ; barley = orge ; maize = maïs ; smaller cereals = céréales secondaires incluant le riz, le triticale, l'avoine et le sorgho). (©  Capture d'écran Commission européenne )

Utilisation stable des céréales à des fins alimentaires

Comme la production, l’utilisation des céréales à des fins alimentaires dans l’Union européenne augmenterait légèrement, pour atteindre 57,1 millions de tonnes d’ici 2035. C’est 0,2 % de plus qu’en 2023-2025.

Globalement, le commerce net de céréales n’évoluerait pas d’ici à 2035. Dans le détail, les échanges commerciaux de blé augmenteraient de 0,9 % par an et ceux des orges de 0,3 % chaque année. Les importations de maïs progresseraient légèrement, de 0,2 % en raison de la disponibilité mondiale croissante.

D’ici 2035, la concurrence sur les marchés d’exportation de certains produits s’intensifierait. De ce fait, l’Union européenne pourrait perdre des parts de marché pour plusieurs produits comme le blé.

Incertitudes des prix dues à la situation macroéconomique et énergétique en matière de rendement

« La variabilité des prix du pétrole, des taux de change et d’autres facteurs macroéconomiques, ainsi que des rendements agricoles, suggère que les prix pourraient baisser », estime aussi la Commission européenne.

La production céréalière mondiale devrait rebondir

Sur le marché mondial, les principaux producteurs actifs sur les marchés céréaliers mondiaux sont l’Union européenne, la région de la mer Noire, les États-Unis, ou encore l’Argentine et le Brésil.

Après une campagne agricole défavorable à l’échelle française en 2024-2025, la production mondiale atteindrait un nouveau pic en 2025-2026, grâce à l’amélioration des conditions de culture favorable aux rendements de blé et d’orge dans l’Union européenne, la région de la mer Noire, en Argentine et aux États-Unis.

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